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L'accord du 27 décembre 1968

19/01/2025

L'accord du 27 décembre 1968

Il a souhaité à cet égard que l’accord de 1968 soit remis en cause. « Cet accord est daté et a déformé l’immigration algérienne. Il n’a pas lieu d’être. Il faut le remettre sur la table », a-t-il jugé.

Il s’agit d’un accord bilatéral signé le 27 décembre 1968 qui crée un statut unique pour les ressortissants algériens en matière de circulation, de séjour et d’emploi. Le texte, qui relève du droit international et prime donc sur le droit français, écarte les Algériens du droit commun en matière d’immigration.

Leur entrée est facilitée (sans qu’ils n’aient besoin de visa de long séjour), ils peuvent s’établir librement pour exercer une activité de commerçant ou une profession indépendante et accèdent plus rapidement que les ressortissants d’autres pays à la délivrance d’un titre de séjour de dix ans.

Cet accord bilatéral écarte les Algériens du droit commun en matière d’immigration. « Il faut le remettre sur la table » selon le ministre de l’Intérieur français qui dénonce « l’agressivité » d’Alger vis-à-vis de Paris.

Bruno Retailleau a souhaité ce dimanche la fin de l’accord franco-algérien de 1968 relatif aux conditions d’entrée en France des ressortissants algériens, dans un contexte de grandes tensions entre les deux pays.

Invité de BFMTV, le ministre de l’Intérieur a répété que la France avait été « humiliée » par l’Algérie lorsque ce pays a refusé l’entrée sur son territoire d’un influenceur algérien expulsé de France. « L’Algérie, a-t-il dit, n’a pas respecté le droit international » en refusant l’accès sur son territoire à cet influenceur qui avait « un passeport biométrique » certifiant sa nationalité.

Le ministre a évoqué, en outre, le sort de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, emprisonné en Algérie.

« Cet accord (ndlr, de 1968) est daté et a déformé l’immigration algérienne. Il n’a pas lieu d’être. Il faut le remettre sur la table »

« Des gestes d’agression »
« La France, a poursuivi Bruno Retailleau, doit choisir des moyens de répondre à l’Algérie ». « On est allé au bout du bout […] je suis favorable à des mesures fortes car sans rapport de forces, on y arrivera pas. »

Il a souhaité à cet égard que l’accord de 1968 soit remis en cause. « Cet accord est daté et a déformé l’immigration algérienne. Il n’a pas lieu d’être. Il faut le remettre sur la table », a-t-il jugé.

Il s’agit d’un accord bilatéral signé le 27 décembre 1968 qui crée un statut unique pour les ressortissants algériens en matière de circulation, de séjour et d’emploi. Le texte, qui relève du droit international et prime donc sur le droit français, écarte les Algériens du droit commun en matière d’immigration.

Leur entrée est facilitée (sans qu’ils n’aient besoin de visa de long séjour), ils peuvent s’établir librement pour exercer une activité de commerçant ou une profession indépendante et accèdent plus rapidement que les ressortissants d’autres pays à la délivrance d’un titre de séjour de dix ans.

Dénonçant « l’agressivité » d’Alger vis-à-vis de Paris, Bruno Retailleau a fait valoir que « la France a fait tout ce qu’elle pouvait sur le chemin de la réconciliation et en retour, on a eu que des gestes d’agression ». « La fierté française a été blessée par l’offense que l’Algérie a faite à la France », a-t-il dit encore.

ALGERIE

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